Coup de blues

Samedi 3 décembre 2016.

 J’ai rendez-vous dans un bar de la Rue Surlet, le Blues Sphère. Le taulier est une vague connaissance du milieu, parait-il.

 Je repère le tripot.

 Un grand homme avec un chapeau melon fume une cigarette dans le sas d’entrée.

 Je passe la porte et repère mes contacts.

 Je donne le mot de passe à la guichetière : « CLJB ».

 « Entrez, me dit-elle, les autres sont là ».

 J’identifie le boss ; je commande trois whiskies secs deux bières et un vin blanc, et les rejoins.

 Progressivement, le bar se remplit.

 D’autres compagnons nous rejoignent et se blindent en munitions.

 Alors que nous sommes sur le pied de guerre, le boss monte sur scène et annonce : « Caisse Doune » (Keith Dunn).

 Nous comprenons qu’il est l’heure de dégainer et lançons une rafale d’applaudissements.

 Le type au chapeau melon monte sur scène, accompagné de trois hommes de main.

 Ils s’emparent de leurs instruments et lancent les hostilités.

 keith dunn 2Durant deux heures, ainsi que l’ambiance du lieu nous l’annonçait, Keith Dunn et sa bande confirment cette impression d’être dans un bar « années 20 » d’outre-Atlantique, et plus exactement de Boston, d’où il est originaire.

Passant du chant à l’harmonica, l’interprétation qu’il nous livre de ses titres fait vivre et ressentir les chansons qu’il envoie pendant deux heures.keith dunn

Sadie, Oh Baby !, Crazy Legs, Kissin’ At Midnight, Ridin’ In The Moonlight, Ragged And Dirty, Wild About You Baby !, Off The Wall,… : Keith et sa bande voyagent – et nous font voyager – entre allégresse et émotion.

Si certaine semble moins intéressée par le concert que par le fait de savoir si l’un des guitaristes mange à sa faim, il n’en est heureusement pas de même pour tous, la majorité appréciant cette parenthèse qui, quoique  très blues, les a mis en joie.

Cécile FIRKET

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